Il existe une lumière que nos yeux ne peuvent retenir. Elle traverse les paysages en silence, effleure les feuilles, caresse les pierres, accompagne les saisons sans jamais se dévoiler. La pellicule infrarouge en recueille l’empreinte. Elle ne transforme pas le monde; elle révèle une présence discrète, un souffle caché derrière l’apparence des choses.
Dans cette série, le paysage devient un lieu de passage entre le visible et l’invisible. Les arbres s’embrasent d’une lumière irréelle, le ciel s’alourdit de mystère, et le temps semble suspendre son cours. Photographier ainsi, en argentique, c’est accepter de ne pas tout maîtriser. C’est faire confiance à une lumière que l’on ne voit pas, mais dont la trace, patiemment inscrite sur la pellicule, nous rappelle que la nature porte en elle des réalités qui échappent encore à notre regard.


















